MURAT
REVUE D’ACTUALITE ET CANTONALES ETAIENT AU MENU DU MODEM
DANS L’ARRONDISSEMENT DE SAINT FLOUR
Le Bureau du MODEM Cantal, sous la Présidence de Vladimir TILMANT-TATISCHEFF, a repris ses bonnes habitudes de travail sur le terrain, avec ses réunions mensuelles. Cette fois-ci la réunion avait lieu à Murat. Ça a été l’occasion de faire le point sur les grands sujets du moment qui impact l'actualité cantalienne avec les répercussions que l’on connaît sur la vie au quotidien.
Tout d’abord sur les mouvements sociaux qui secouent notre pays jusque dans les principales villes cantaliennes, le MODEM reste fidèle à sa position d’accepter le principe d’une réforme et d’un certain allongement du temps de travail jusqu’à soixante deux ans, mais est opposé au déplacement de l’âge limite à soixante sept ans. Cependant les membres du bureau comprennent l’exaspération des personnes qui manifestent car ils ont le sentiment que ce sont toujours les mêmes qui payent l'addition. Mais le blocage du pays ne réglera pas le problème et s'inscrit dans un contexte économique fortement dégradé. Autre inquiétude, la présence des lycéens dans la rue est le signe d'une radicalisation. Cette situation amène systématiquement la présence de groupes incontrôlables, extérieurs au mouvement, un prétexte pour les casseurs, et ce n’est pas acceptable non plus. En face, le gouvernement reste bloqué sur ses positions et le bureau ne voit pas comment on va sortir de cette situation de blocage, sans casse pour le pays.
Tout au long de sa campagne en 2007, François BAYROU avait scandé la nécessité de remettre à plat le principe des retraites et son attachement au système actuel par répartition. Mais il ajoutait qu’il faudrait envisager des moyens complémentaires, peut-être avec un système par points, mixé au système de répartition, car la réforme actuelle ne suffira pas pour éviter à nos enfants de payer la note plus tard.
La réforme des collectivités territoriales a été également évoquée car elle impactera directement notre vie politique et économique locale. Or cette réforme, tout comme celle des retraites passe mal. On est dans une situation de quasi blocage institutionnel entre l'assemblé nationale et le sénat, situation inédite depuis la création de la cinquième république. En effet, l’Assemblée Nationale en première lecture a voté un texte ensuite soumis au Sénat qui y a apporté de nombreux amendements. En seconde lecture à l’Assemblée Nationale, la totalité de ces amendements a été supprimée par les Députés. Cet incident est un désaveux cuisant pour les sénateurs et leur travail. Cette «mini crise» institutionnelle devra se régler devant une commission mixte paritaire dont Jacques Mézard fait parti afin de promulguer la loi. Quelle que soit la décision finale, le désaveu des Sénateurs ne passera pas inaperçu en septembre prochain lors du renouvellement d'une partie du Sénat.
Le Bureau a ensuite fait le tour des cantons renouvelables afin d’étudier au plus près la situation de chacun d’eux, en ayant à l’esprit qu’il n’y aura aucune candidature de témoignage pour notre famille politique. Un certain nombre d’élus aux sensibilités centristes et démocrates, souvent sans étiquette politique, pourraient décider d’entrer en lice afin de porter un discours fondé sur un «projet pour le Cantal» sur lequel travaille déjà le MODEM de notre département. Il a aussi été rappelé que les cantonales étaient des élections très locales qui ne doivent pas être politisées, ni occultées par le discours national pro ou anti Sarkozy. Il s’agit de savoir ce que les cantaliens veulent faire de leur département et quels choix économiques et sociaux se présentent à eux pour l’avenir. Des marges de manœuvre existent mais elles sont faibles et nécessite réalisme et innovation.
Les deux prochaines réunions ont d'ors et déjà été fixées :
Le jeudi 18 novembre, à 20 heures à Aurillac, autour du Beaujolais nouveau afin de ne pas perdre les bonnes traditions, avec pour thème : «Quel désenclavement pour le Cantal ».
et mercredi 15 décembre à 20 heures, à Saint Flour, sur le thème de la «politique agricole et enjeux energétiques dans le Cantal », là aussi suivi d’un « casse-croûte » autour des produits du terroir. Cette dernière réunion de l’année se tiendra juste après le Congrès statutaire du MODEM qui aura lieu à Paris le dimanche 12 décembre prochain et auquel une délégation Cantalienne participera.
De gauche à droite : Olivier Holweck (Riom-es-Montagne), Christiane MISSEGUE (Saint Flour), Vladimir TILMANT-TATISCHEFF (Mauriac), Dany ARPAILLANGES (Aurillac), Loïc MASSON (Massiac), Jean Charles CHAMBOST (Aurillac).
