Compte rendu

Lundi 8 juin 2009 1 08 /06 /2009 21:21

Bilan de la campagne des européennes 2009 du Modem Cantal

La campagne européenne se termine. Dans le cantal comme dans beaucoup d’endroits en France, faible a été la mobilisation des différentes forces politiques pour cette élection ce que nous déplorons.

Je ne parlerai pas du PS et de l’UMP. On n’a pas vu un seul militant sur les marchés! Les tracts et les affiches de ces deux grands partis sont inexistants en dehors des panneaux électoraux officiels. Quant aux réunions publiques, on les attend toujours, je parle de vraies réunions publiques, sur le terrain et non pas entre élus.

Ce comportement est une grave faute civique en plus d’être assez blessant vis-à-vis des électeurs.
Dans cette apathie générale, le Modem, défendant l’idéal européen, n’a pas hésité une minute à se mobiliser.

La campagne a commencé dès le mois de mars avec une première visite de Jean-Marie Beaupuy à Aurillac, puis une seconde au mois d’avril sur Saint-Flour avec cette fois visite d’entreprises et d’exploitations agricoles. C’est enfin, une dernière visite de notre tête de liste fin mai pour rencontrer les habitants de centre ville.

Ce fut ensuite le tour des campagnes de tractage sur les marchés durant le mois de mai et  jusqu'à l’élection du 7 juin à Aurillac, Saint Flour, Ydes, Mauriac, Maurs, Arpajon et même Bord les Orgues. Une nouvelle visite à Aurillac de Jean-Marie Beaupuy, après celle de Michel Fanget n°3 sur la liste Modem sur Saint Flour, a permis de rencontrer les habitants et les commerçants de centre ville.

On a pu aussi retrouver les militants Modem à la fête de l'Estive à Allanche, au  marché du Rouget le lendemain ou encore à la fête du Fromage à Pailherols C’est aussi du porte à porte et du tractage dans les boites aux lettres sur Aurillac sans oublier le collage d’affiches.

En tout, c’est plus de 20 000 tracts qui ont été distribués par nos équipes et c’est aussi de nouveaux adhérents (tout le monde ne peut pas en dire autant...).

L’équipe de campagne du Modem Cantal tient à remercier chaleureusement les militants et sympathisants qui ont tracté, collé les affiches et participé aux différentes réunion dans le cadre de cette campagne européenne.

L'équipe de campagne du MODEM Cantal

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Mardi 24 février 2009 2 24 /02 /2009 22:47

Résumé de la conférence nationale du Mouvement Démocrate dimanche 8 Février 2009 à la maison de la Mutualité à Paris.

 

Arrivés à 9 h pour une convocation à 9 h 30, la  conférence commence à 10 h 30. On  nous a distribué à l’entrée le bilan intermédiaire des 16 groupes «  projet Europe ». Vous trouverez ce bilan en annexe ainsi que les coordonnées des groupes chargés du dispositif Europe.

On nous a fait part de l’ouverture de l’Université Populaire du Mouvement Démocrate. Cinq sessions sont prévues en 2009, la première se tient à Paris au Mouvement Démocrate 133 Bis rue de l’Université 75007. Vous trouverez également en annexe les modalités de cette Université Populaire du Mouvement Démocrate ainsi que les inscriptions pour les deux premières sessions.

L’organisation de cette conférence nationale a été bien meilleure que  la première.

Elle  a été essentiellement consacrée au lancement de la campagne pour les élections européenne du 7 Juin 2009 avec la présentation des têtes de listes de chaque grande région.

La conférence a  débuté par un discours de François Bayrou, suivi de l’intervention des différentes têtes de listes des 7 régions sur 8. (Le changement de la loi électorale est en cours dans la  Région Outre Mer et les modalités de vote ne sont  pas encore connues, les  candidats de cette région seront désignés ultérieurement). 

Jean Marie   Vanlerenberghe,  sénateur maire d’Arras qui a dirigé les travaux de constitution des  listes explique les modalités de  constitution de celles ci. Le rapport sur la présentation des élections européennes a été adopté par près de 86 % des votants et les votes ont été réalisés par Internet. 20 % des adhérents ont voté.  Au vu du succès rencontré par ce mode de vote, il a été décidé une consultation plus fréquente directe par internet. Jean Marie Vanlerenberghe note la qualité des listes mais également lebesoin de l’engagement de tous dans cette campagne.

 Ensuite les têtes de liste prennent la parole les unes après les autres.

On note la complémentarité des listes et une motivation très forte pour la réforme de l’Europe, qui doit être plus démocratique, plus solidaire. La solution à la crise ne peut être qu’européenne, il faut trouver une solution à la crise au niveau de l’Europe.

Le projet humaniste semble être aujourd’hui la seule alternative au socialisme et au capitalisme. Nous devons construire  une Europe humaine et sociale, en complément de l’Europe administrative, économique et commerciale

Nous devons parler de l’Europe et l’expliquer à tous nos concitoyens, pour les convaincre que nous devons relever le défi de l’Europe. Nous devons en parler partout. Le mouvement démocrate comporte des diversités d’idées et c’est un plus.

L’Europe est un enjeu majeur pour la France et pour les démocrates. 

Aujourd’hui, on ne respecte pas les élus,  on ne respecte pas la démocratie,  aussi les élus doivent se mobiliser pour faire entendre leurs voix par le vote européen. Ce sera la manière de soutenir la démocratie locale.

Il faut développer dans cette campagne le fait que nous constituons une  alternative crédible  à Nicolas Sarkozy, il faut privilégier le dialogue. Il faut créer une Europe Sociale, les élus du Modem ont toujours défendu les valeurs sociales et les valeurs de liberté. On a vu des résultats avec le cas Edwige. Il faut préserver les services d’intérêt général, la formation, les transports, la poste….

Nous avons de nombreux défis à relever au niveau de l’Europe : 

la démographie,

la politique d’immigration

le développement durable

la législation financière

 

Et François Bayrou  termine ces exposés  par son discours de clôture.

Il insiste sur le f ait qu’il n’a pas été sélectionné des candidats mais une équipe en recherchant la complémentarité. La sélection a été faite sur deux critères :

1) la compétence

2) La volonté de servir comme parlementaire

Le mouvement démocrate français fait partie intégrante du grand courant démocrate international, nous sommes  fondateur du parti démocrate européen. Nous voulons un autre monde. Le peuple de France a besoin d’être défendu et nous avons bien l’intention de le défendre

François Bayrou insiste sur les valeurs républicaines défendues par le Mouvement Démocrate.

Le modèle prôné  par Nicolas Sarkozy est celui des inégalités croissantes, des inégalités de fortune, des inégalités de pouvoir et des citoyens menés par le bout du nez.

Pourtant la France s’est construite contre la domination de l’homme par l’homme, contre la société de privilèges dans tous ses courants, toutes ses sensibilités sociale, nationale, démocratique, laïque, spiritualité. Chacun avec son idée de l’avenir, contre la société d’inégalités et de privilèges, les oligarchies et les ententes.

Nous portons aujourd’hui le drapeau des républicains, la démocratie ce n’est pas un désordre, c’est un ordre, un ordre profond qui garantit au citoyen qu’il sera respecté et entendu, pas baladé, pas drogué, pas asservi, pas distraite, que rien ne l’écrasera, pas même le pouvoir qu’il aura lui-même désigné.

Il y a de nombreuses évolutions dangereuses. La liberté est en danger, il cite comme exemple les tentatives de fichage avec le dossier Edwige, la réforme de l’audiovisuel avec la nomination de fait du Président des chaînes par le Président de la République, la voie ouverte à la concentration de la presse, la suppression du juge d’instruction, le projet de réduction des droits du Parlement…Il fait une analyse des  mesures prises pour combattre la crise et rappelle les propositions qu’il a faites et qui n’ont pas été prises en compte. Les mesures sont insuffisantes et pas toujours adaptées. Elles devraient répondre à une condition : ne pas creuser durablement les déficits au-delà de la période de relance.

Il y a beaucoup d’effets d’annonces, aucune cohérence dans les mesures et en tout cas aucune visibilité.

 

Une ligne de fracture s’est établie, les mesures mises en place (bouclier fiscal,, les franchises médicales, le financement du RSA par les classes moyennes ) ont un point commun : l’esprit d’inégalité. Ce n’est pas le modèle Français. Au cœur de tout cela il y avait le système financier, presque sans lien avec la réalité.

 

De plus, il s’insurge de la décision de Nicolas Sarkozy de rejoindre le commandement intégré de l’OTAN., perte d’influence et d’indépendance pour la France, une opportunité à jamais gâchée de construire une défense européenne indépendante. Il sera impossible de faire marche arrière.

François Bayrou rappelle les valeurs portées par le mouvement démocrate : humanisme, solidarité et développement durable. Il finit à nouveau sur l’Europe :

« L’Europe doit réaliser en son sein ce qu’elle demande au reste du monde. Nous demandons une relance de bonne qualité au reste du monde, très bien… Nous devons la réaliser chez nous.

Nous demandons des règles qui interdiront des pratiques financières, nous devons les réaliser chez nous. J’en cite une : les paradis fiscaux sont la gangrène de l’univers économique et financier. Très bien, interdisons les chez nous.

Allons plus loin, refusons à nos institutions financières, sous peine d’interdits, de travailler avec des paradis fiscaux. Les autorités américaines ont obligé les paradis fiscaux à avoir à leur égard une transparence financière sous peine d’interdits, il n’y a eu aucune résistance. 

Allons plus loin, nous demandons la coordination des politiques économiques. Réalisons le chez nous.

Nous demandons la sauvegarde du patrimoine naturel, de l’atmosphère, de l’eau, des espèces et d’abord de l’espèce humaine, souvent menacée, ne serait-ce, paraît il, que dans sa fertilité. Prenons les décisions qui s’imposent chez nous et appliquons les. Si les concurrences abusives nous en empêchent, prenons les décisions de régulation qui s’imposent.

Nous avons un très grand projet à porter pour nous – pour nous, évidemment, mouvement politique, c’est secondaire – pour nous Français, pour nous Européens. J’ai confiance et je sens qu’en ce temps où le monde entier a les yeux fixés sur ce qui se passe aux Etats Unis, sur ce  qui se passe au Moyen-Orient, sur ce qui se passe, hélas dans des zones beaucoup plus dramatiques de la planète, j’ai le sentiment et la certitude que le modèle que nous portons est le modèle qu’attendent, en secret, les esprits et les cœurs des citoyens européens.

C’est cela la mission que nous allons désormais remplir tous ensemble »

Et toutes les têtes de liste se lèvent et se regroupent sur la scène et la salle debout chante la Marseillaise suivi de l’hymne européen.

Annexes :

  - Extrait du rapport sur la présentation des élections européennes 2009 – avec les                            têtes de listes

- Bilan intermédiaire des 16 groupes « Projet Europe »

      - L’Université Populaire du Mouvement Démocrate

 

 

Liens :http://www.mouvementdemocrate.fr/evenements/conference-nationale-080209/index.html

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Dimanche 21 décembre 2008 7 21 /12 /2008 23:04

Des adhérents et sympathisants se sont réunis le 10 décembre 2008 au restaurant le Chaudron rue Beauclair à Aurillac à partir de 19 h30.

Après une brève présentation de chaque participant à  cette réunion, le Président Philippe Fabre explique la nouvelle organisation et composition du bureau et des instances départementales. (Les différents organes et leurs compositions figurent sur le document annexé à ce compte rendu).

Alain Firmignac explique le rôle de la conférence nationale dont il est membre (cette conférence, peut être assimilée à un mini congrès  semestriel (entre les congrès qui se tiennent tous les trois ans). Il appartient aux conférenciers de rapporter dans leur département les thèmes abordés et les informations recueillies. Le compte rendu de la dernière conférence, comme celles à venir peuvent être consultées sur le site Modem 15. 

Le site Internet est de nouveau actif grâce à Loïc Masson - vice président  - et nouveau Webmestre.

 

Nous avons rappelé les activités suivies par les membres Modem 15 depuis la rentrée :

4 Personnes sont allées à Cap Estérel pour l'université de rentrée les 6 et 7 septembre (compte rendu sur le site Modem 15)

2 personnes sont allées à la conférence nationale le 26 octobre à Paris (compte rendu sur le siste Modem 15)

Vladimir Tilmant-Tatischeff, vice président participe à la commission nationale sur l'agriculture

3 personnes ont participé à la réunion d'information régionale sur l'Europe qui a eu lieu à Brioude à l'invitation des Modem 43 où elles ont été particulièrement bien reçues (compte rendu à lire sur le site Modem 15).

 

Christiane Missègue  nous a fait part du fait qu'elle n'a pas pu se rendre au dernier conseil national.

 

Il a été rappelé par Vladimir Tilmant-Tatischeff  de la création du forum e-democrates et des commissions démocrates. Chaque adhérent peut s'inscrire au forum e-democrates.fr sur internet. Il faut taper : e-democrates.fr sur google  et suivre les instructions.  Pour participer au forum e-démocrate (descendre en bas à droite de la page d'accueil) et cliquez sur « participer » , il faut mentionner  son numéro d'adhérent. Pour les personnes qui veulent adhérer au mouvement Modem, il faut cliquer sur la même page sur « adhérer » en bas à droite). Si vous avez rencontrer des problèmes pour accéder à e-democrates, contactez Vladimir. 

 

Jean François Collin a reprécisé les raisons qui l'ont conduit à ne pas se présenter sur le canton d'Aurillac IV. Il a précisé qu'il apportait son soutien à titre personnel  à son confrère le Docteur Philippe Maurs

Alain Firmignac a rappelé la décision prise par le Conseil Départemental  du Modem 15 le 19 Novembre, et confirmée lors de la réunion du 26 Novembre, de ne pas participer à ces élections et de n'apporter aucun soutien aux différents candidats. C'est la position officielle du Modem 15.

 

Il est brièvement rappelé les prochaines échéances  électorales et plus particulièrement les Européennes au printemps 2009. La Région Auvergne fait partie avec les Régions Centre et Limousin de la grande région électorale pour les européennes.  

Une participante a émis le souhait de voir se constituer des commissions de réflexion et de propositions sur certains thèmes. Alain Firmignac et Vladimir Tiltmant-Tatischeff  ont précisé que cela a déjà été envisagé et qu'il est prévu de les mettre en place dès le début de  2009. Alain Firmignac et Vladimir Tilmant-Tatischeff ont été chargés de proposer trois thèmes étant précisé que ceux-ci pourraient être travaillés par plusieurs groupes pour des raisons de proximité géographique (groupes de 4 à 5 personnes).

Il est proposé de modifier la date des réunions mensuelles, initialement prévues le deuxième mercredi du mois. Nous nous orientons vers le lundi ou le mardi et demandons à chacun (e) de nous faire part de leur impossibilité éventuelle ces jours là.

 

La prochaine réunion pourrait avoir lieu le lundi 12 ou le mardi 13 janvier à 19 h 30. (Lieu à préciser).

 

Après quoi, à 21 heures, le Président Philippe Fabre invitait les participants à se retrouver autour d'un buffet afin de vivre un moment d'échanges et de convivialité.

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Dimanche 7 décembre 2008 7 07 /12 /2008 09:19

A l’invitation du Modem 43, qui organisait une réunion sur l’Europe le matin et son congrès départemental l’après midi, nous nous sommes levés samedi matin, 6 décembre de bonne heure pour un départ d’Aurillac vers Brioude à 7 h30.

 

Pendant que certains continuaient leur nuit dans la voiture, d’autres échangeaient sur l’actualité locale, nationale, la «  crise économique », le Modem, la vie du Modem 15…

 

Arrivés à 9 h 00 précises sur la place du marché animé de Brioude, nous avons été chaleureusement accueillis par nos amis de Haute Loire : café, croissants, jus d’orange et bonne humeur. Heureux de retrouver des Modem dont certains portaient des signes extérieurs de couleur orange bien évidemment.

 

Après les présentations d’usage, de petits groupes se forment autour  du café agrémenté de croissants, viennoiseries et autres boissons. De chaudes discussions portent sur les actualités, nous naviguons d’un groupe à l’autre au gré des sujets afin d’échanger et de faire connaissance avec le plus grand nombre.

 

Après une bonne heure d’échanges très conviviaux, Christophe Dequin, Président du Modem 43 anime un exposé sur l’histoire de la construction de l’Union Européenne et de ses institutions de 1946 à aujourd’hui.

 

La présentation a servi de base à des débats animés sur les objectifs de l’Europe, les choix politiques, les freins à la construction d’une identité européenne.

Ces dernières années l’élargissement de l’Europe a été fait rapidement pour des raisons politiques, sans véritable préparation, sans aucune pédagogie vis-à-vis des populations, sans objectifs clairement définis. L’Europe ne répond pas aux attentes des populations qui y voient plus une source de leurs difficultés plutôt qu’un espace porteur d’espérance et de sécurité. Absence d’Europe sociale, absence de solidarité, chacun des pays essaie de tirer un maximum de profits des institutions actuelles sans prendre suffisamment en compte l’intérêt collectif à moyen et long terme.

 

Aujourd’hui devant la mutipolarisation du monde avec l’émergence de nouveaux blocs comme la Chine, l’Inde, l’Europe se doit d’être plus forte, afin de peser dans le monde. Cela implique un renforcement et une consolidation des institutions européennes car seule l’Europe peut nous apporter, ainsi qu’aux peuples qui la composent, une identité fédératrice pour la justice, les droits et la liberté.

 

Cette première réunion interrégionale a été le coup d’envoi de la campagne du Mouvement pour les élections Européennes qui se dérouleront au printemps 2009. L’Auvergne y sera rattachée à une grande région Centre qui devra élire 6 Députés Européens. 

 

A la fin de l’exposé nous avons accompagné deux vice-présidents du Modem 43 pour effectuer quelques achats en vue de partager un long moment de convivialité à l’occasion du repas pris sur le lieu même de la réunion.  A 14 heures nous repartions pour Aurillac. 

 

D. ARPAILLANGES   A. FIRMIGNAC      J-C. CHAMBOST

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Jeudi 27 novembre 2008 4 27 /11 /2008 09:26
conferencenationale26102008

Compte rendu de la conférence nationale Modem du 26 octobre 2008.

 

 

 

Deux élus de la conférence nationale du Cantal se sont rendus à la première conférence nationale du Modem du 26 10 2008 à la Maison de la Mutualité à Paris.

La participation était importante, la bousculade et une longue attente à l'entrée  nous ont permis entre autre, de retrouver nos amis aveyronnais rencontrés à l'université d'été à Cap Estérel en septembre. Le temps passant, tous les contrôles en place  ont été abandonnés, et nous nous sommes engouffrés dans la salle où avait lieu la conférence nationale.

Cette conférence aura lieu une à deux fois par an entre les congrès (les congrès ont lieu tous les trois ans).

 

Discours d'ouverture de François Bayrou :

 

Il prend la parole sous des applaudissements appuyés. La construction du mouvement est terminée après une période de 9 mois, ce qui est court. Les instances sont en place et nous sommes le seul mouvement de transformation de la politique française. Nous devons être un « commando » de transformation. Nous avons un devoir d'unité et de légitimité. Bien sûr, il est question de la crise, crise séculaire qui doit nous inciter à revoir tous nos modèles. Les deux modèles antérieurs ont échoué et il faut avoir la capacité d'imaginer un nouveau modèle. Pour cela nous devons avoir la lucidité, la capacité d'analyse et être une force de proposition pour apporter des réponses à nos concitoyens. Cela met en cause ce qui a été fait, notamment dans les domaines financier, économique et social.

 

Ensuite les  trois amendements prévus aux statuts ont été votés avec quelques oppositions mais infimes, pour la forme... (les amendements sont en annexe de ce compte rendu).

L'ordre du jour se poursuit : examen de la crise financière et économique et ses conséquences sur la société et l'économie française.

 

Trois des meilleurs spécialistes de ces sujets sont venus apporter leur éclairage et analyse.

Michel Candessus,  Directeur général du FMI de 1987 à 2000, Gouverneur honoraire de la Banque de France

Robert Rochefort, directeur du Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation des Conditions de Vie (CREDOC)

Nicole Maestracci,  magistrate, Présidente de la Fédération Nationale des Associations d'accueil et de réinsertion sociale (FNARS)

 

Michel Candessus devait prendre la parole en premier, étant en retard, c'est Robert Rochefort qui commence.

 

Intervention de Robert Rochefort :

Pour lui, toutes les crises financières ont des conséquences et des répercussions. Cette crise est mondiale, il n'y a pas de limite territoriale, elle touche tous les secteurs, elle arrive à un moment de basculement du modèle  économique (hésitations devant la société de consommation gaspilleuse).  Il constate :

C'est la première fois que toutes les nations sont concernées

Les crises antérieures ont toujours amené des guerres 

 

L'on va assister à l'effondrement des géants de l'automobile. Le développement durable est devant nous.

La récession devient une réalité, il faut l'affronter. Personne ne peut dire quelle sera son ampleur ni sa durée. C'est une situation nouvelle, certainement la pire des crises. 

Par le passé, les récessions ont duré 11 à 12 mois.

Pour la première fois la plupart des pays convergent vers des outils nouveaux et une approche philosophique nouvelle.

Elle n'aboutit pas à une guerre.

Il ne faut pas se féliciter de la baisse récente du prix du pétrole qui est un facteur réduisant l'ampleur de la crise car elle constitue en fait la contrepartie de la chute de la consommation révélatrice de la profondeur de la crise. 

C'est une crise lourde qui accouchera d'une nouvelle société à l'énergie chère (attention à ne pas s'endormir par rapport à ce qui est inéluctable).

 

Que voit- on aujourd'hui ?

Les entreprises stoppent leurs dépenses, leurs investissements, cela ne peut qu'amplifier la crise, ce qui va avoir des conséquences sur le chômage. On aura 10 % de plus de chômeurs sur la planète. En France, on prévoit 50.000 chômeurs de plus cette année et 40.000 l'an prochain.

 

 

Que faire ?

 1) Ne pas céder à la panique et faire preuve de pédagogie. Robert Rochefort s'est beaucoup mobilisé pour la Présidence française de l'Union Européenne. Pour lui, ceux qui pensent que les français sont arrogants, ont été bien servis avec la présidence française de l'Union Européenne (appréciations portées sur la future Présidence tchèque). Il ne faut  pas penser que le capitalisme se reconstruira facilement de Paris (Elysée).

2)  Se préparer à la gestion de la crise, définir les secteurs prioritaires.

3) Quelles sont les idées à faire émerger et quelle sera la société de demain ?

4) Qui a intérêt à la crise ?

5) Quels moyens pour s'en sortir ?

 

Ne pas céder à la panique malgré la progression très forte du chômage.

Nous avons la possibilité de développer de nouvelles formes de  solidarité, et l'évolution démographique est une bonne chose pour nous.

Le pouvoir d'achat va diminuer ainsi que l'inflation. La baisse du pouvoir d'achat, cela veut dire que nous allons retrouver le niveau de vie des années 2004-2005. Ce n'est pas la fin des temps !!! La solidarité va jouer mais ce sont les personnes endettées et les retraités qui vont souffrir le plus.

 

Définir les secteurs prioritaires :

Le bâtiment et les P.M.E. Le bâtiment, secteur majeur pour les emplois, et il manque encore beaucoup de logements. Les P.M.E. : toutes ont des interrogations et il faut mobiliser notre énergie pour les soutenir, défendre leurs dossiers, aider les créateurs et le développement des énergies de demain, sources d'emplois.

 

Quelle sera la société de demain ?

Les modes de consommations se modifient : baisse des ventes d'eau en bouteilles, baisse des véhicules de grosses cylindrées, mais les français sont ils plus malheureux pour ça ?

Faut il encore croire à l'économie de marché ? OUI car c'est ce qui a caractérisé la France et que les Français ont toujours pensé que cette économie était la meilleure. (C'est la moins mauvaise).

MAIS il n'était pas urgent d'arrêter la publicité à la télévision,

La loi pour l'ouverture des grandes surfaces n'était pas nécessaire, l'autorisation du travail le dimanche non plus.

Il ne faut pas changer les habitudes mais conforter les existants. Rien ne sert de faire des lois sur des sujets non prioritaires.

Les français ne sont pas assez informés. Nous allons avoir un fonds souverain, personne n'a expliqué ce que c'était, on a donné des milliards aux banques alors que l'on ne trouve pas un milliard pour le RSA. Il faut expliquer tout cela aux français.

Il faut plafonner la rémunération des dirigeants et privilégier le long terme.

 

Qui a intérêt à la crise ?

Personne, aucun pays.

Même la Chine n'a pas d'intérêt à la crise. S'il y a moins de demande mondiale, il y aura une baisse des exportations vers les pays industrialisés et une baisse du prix du pétrole.

 

Comment sortir de la crise ?

Tout doit être fait en transparence. Tous les acteurs doivent être responsabilisés.

Pour distribuer les crédits, il faut un correspondant dans chaque département, des personnes qui contrôlent pour redonner confiance.

Il faut conserver une cohésion sociale

 

 

Intervention de Michel Candessus :

 

Pour lui la crise c'est un drame en 5 actes :

Les subprimes

La hausse des taux d'intérêts

La chute des prix de l'immobilier 

La crise des liquidités

La crise de confiance

 

 

Les subprimes :

On prête aux plus faibles à un moment où les taux ne sont pas élevés ce qui peut paraître une bonne idée. Leurs biens sont hypothéqués et le système américain permet de souscrire des emprunts à hauteur de la valeur du bien. L'immobilier flambe, les ménages s'endettent à taux variable. Les créances sur ces ménages sont  transformées en titres et mises sur le marché. Ces titrisations de créances échappent à la surveillance  des banques centrales. Tout va très bien tant que les subprimes  tiennent le coup. 

 

Hausse des taux d'intérêts :

Début 2007, la hausse des taux devient insupportable pour les ménages extrêmement endettés. Ils ne peuvent plus payer. Fin août 2007, Trois millions de ménages ont tout perdu et se retrouvent plus pauvres qu'auparavant.

 

Chute des prix de l'immobilier :

La valeur de la garantie donnée par l'immobilier chute. Les subprimes qui sont la contrepartie de cette garantie s'effondrent. Toute la finance vacille.

 

Crise des liquidités :

Depuis août 2007, la méfiance sur les instruments financiers et les engagements que peuvent avoir les banques sèment le doute. Les banques se prêtent de moins en moins. C'est le début de la crise financière qui se traduit par une crise des liquidités. Personne n'arrive à évaluer la situation réelle. Les différents intervenants essaient de rassurer mais petit à petit les banques et autres organismes financiers se trouvent en difficultés.

 

Crise de confiance :

Après avoir soutenu certains organismes bancaires ou financiers le gouvernement des Etats-Unis laisse tomber la Banque Leman Brothers. C'est la perte de confiance et l'effondrement des marchés. La crise financière, après s'être transformée en crise de confiance  devient une crise économique.

Dès qu'il y a crise, ce sont  toujours les plus faibles qui subissent les conséquences les plus lourdes. Le prix de matières baisse mais beaucoup moins pour les prix des matières de première nécessité.

 

Que faire ?

Cette fois ci le monde entier se coordonne, la réponse est commune et paraît convenablement menée.

Il existe une énorme difficulté à vaincre le scepticisme généralisé sur l'intention des gouvernements.  Il faudra beaucoup de temps pour que la confiance reparte.

Tout va se jouer sur la rapidité dans laquelle la confiance va reprendre le dessus.

Chaque pays décline les missions prises à ce niveau. Il faut que les banquiers aient la ressource pour prêter. Ils peuvent le faire auprès de la BCE de façon quasi illimitée sur 6 mois à taux réduit. Chaque français peut aujourd'hui emprunter.

Nous devons être  très heureux d'avoir une Banque Européenne car le consensus entre pays est toujours difficile. Il y a une réaction concertée, mais cela n'est pas suffisant.

 

 

D'où vient cette catastrophe ?

un marché sans foi ni loi. Un énorme marché s'est développé en dehors de toute réglementation. L'origine se trouve dans ces marchés et dans le grand silence des banques.

 

des acteurs sans foi ni loi.

Ce sont des hommes qui ont profité de cette absence de réglementation et qui sont à l'origine de cette catastrophe. C'est une faute morale que ces hommes ont commise en prêtant à des gens qui ne peuvent pas rembourser. C'est également une faute technique dans la mesure où les vendeurs de ces produits aux épargnants ne les comprenaient pas eux-mêmes. On a laissé les commerciaux (traders) prendre le pouvoir sur les banques. Tout le monde a succombé et le système a continué comme en avion sans pilote. Le FMI n'avait aucun pouvoir de contrôle. Toutefois, le rapport du FMI qui n'est lu par personne prévoyait la crise.

 

 

Que faire ?

Il faut organiser le marché, règlementer tout ce qui se passe dans les transactions financières. Le FMI ne le peut il pas ? Il faut se mettre d'accord sur une réglementation. Il faut aller vers une évolution morale dans le domaine de la finance et dans les institutions financières. Il faut quelqu'un pour faire appliquer tout cela. Le FMI a des techniciens aux compétences incomparables mais il faut qu'il se discipline lui-même car ce sont des techniciens. Il faut donner le pouvoir aux politiques et non le laisser aux administrations.

Il faut créer une instance de gouvernance mondiale, si l'on veut être efficace. Il faut qu'elle soit légitime, le G 20 ne l'est pas, même s'ils étaient 24.

Il faut mettre en place un plan de soutien aux pays les plus pauvres.

 

Il faut revenir aux valeurs fondatrices :

l'économie de marché ne peut fonctionner que si tout le monde a l'esprit de marché,

il y a un énorme devoir d'éducation civique à faire,

il faut éveiller nos concitoyens au sens de l'universel, nous sommes citoyens du monde,

réveiller l'Europe et renoncer à l'esprit d'utilitarisme empoisonné, Michel Candessus insiste sur l'utilitarisme actuel. Il insiste sur le rôle de l'Europe : tout va revenir à l'Europe. C'est elle qui doit porter ces projets.

Nous allons être sollicités, questionnés, il faut répondre à tout cela.

 

      Allons vers  une Europe de solidarité et de responsabilité.

 

 

 

Intervention de Nicole Maestracci 

Les plus pauvres sont les plus vulnérables. Nous sommes mal préparés à cette crise, la frontière est invisible entre les plus pauvres et les moyennement pauvres. L'économie de croissance laisse sur la route un certain nombre de personnes. La pauvreté a théoriquement diminué mais 7.80 millions de français vivent aujourd'hui avec moins de 880 euros par mois.

Ce qui a augmenté ce sont les inégalités. 20 % des jeunes de 18 à 25 ans représentent la population des plus pauvres.

Le chômage a augmenté mais les chômeurs indemnisés ont diminué. A l'ANPE  seuls se présentent les chômeurs indemnisés.

 

Il faut penser le monde  autrement. 

Pour les personnes en difficultés, il faut des outils professionnels, il faut investir, ce ne sont pas des dépenses qu'il faut faire mais des investissements. Aujourd'hui nous  n'avons pas de pilote, il y a le conseil régional, le conseil général, l'Etat, les compétences mais pas de pilote. Les dispositifs se succèdent, et personne ne sait si les dispositifs permettent une amélioration de la situation.

Le RSA : on n'est pas en mesure de dire à qui cela va bénéficier. Tout le monde dit qu'il faut lutter contre la pauvreté mais jamais il n'y a eu un débat pour en fixer les objectifs. On pourrait prendre exemple sur le Danemark où il a été conclu un consensus, les gens savent pourquoi ils payent. Le débat qui a eu lieu au Danemark a manqué en France Il faut des objectifs concrets.

La crise va accélérer la pauvreté. Il faut être vigilant autour de nous car ce sont les personnes les plus faibles qui ne se font pas connaître.

 

Intervention de Jean François Khan

Il est très en verve, comme d'habitude. Il rappelle que le Président Sarkozy a eu raison d'attaquer les paradis fiscaux mais qu'il avait fait voter, voilà quelques semaines un statut permettant à deux territoires français de développer leurs paradis fiscaux.

Finalement les néo libéraux sont maintenant arrivés à mettre sous assistance les banques, les entreprise, les citoyens... Ils ont inventé la société de l'assistance totale et qui ne les empêche pas de continuer à être arrogants. 

On a expliqué il y a peu de temps qu'il leur fallait faire des sacrifices pour être plus efficace maintenant on leur dit : on a été trop loin.

Des gens sont devenus trop riches, ils spéculent avec cet argent et cela a provoqué la crise. 

C'est formidable, on va prendre aux riches ! Non pas du tout, il faut maintenant aider les riches. Donc on va nous en prendre un peu plus.

Ce n'est pas seulement une crise financière, c'est une crise psychologique et morale. La société s'effondre et les gens découvrent l'ampleur de l'injustice, de l'irrationalité,  de l'absurdité, et de l'immoralité de cette société qui s'effondre.

Il va y avoir un rejet terrible de ces gens et si l'on n'est pas capable de proposer, de refonder un projet alternatif, c'est-à-dire leur dire : « oui, une autre société est possible. Si l'on ne porter pas le projet d'une autre société qui met l'homme au centre de toutes les dimensions, ils redemanderont une société dont l'Etat est le centre. Au pire, ils écouteront ceux qui leur diront : »Au centre, mettons l'ethnie, la race, Dieu, les intégristes, mettons le sang ».

 Vous devez être les combattants d'un mouvement pour montrer, penser et essayer de construire une autre société possible.

Nous sommes aussi tous quelque part un peu responsables de la crise car nous n'avons pas assez réagi. Reprenons notre place et faisons que nous soyons entendus.

 

 

Interventions rapides de Jean Luc Benhamias, Jean Lassale, Corinne Lepage et enfin Marielle de Sarnez :

Tous font part suivant leur sensibilité de leur analyse sur  la situation actuelle, amplifiée par la crise financière Ils expriment tous  le besoin de mettre en avant des valeurs qui mettent l'homme et son environnement au centre de nos préoccupations. Ces valeurs Humanistes (éducation, famille, solidarité et progrès social, épanouissement personnel) et de Développement Durable (nouvelles énergies, croissance écologique, respect de l'environnement) doivent avoir pour support essentiel l'Europe. Dans un monde devenu multipolaire nous devons être capables de reconnaître la diversité des identités et des cultures.  Les idées fondatrices du Modem ont été réaffirmées.

 

J.Luc Benhamias :

De l'intelligence humaine. C'est cela l'humanisme. Ce pari là s'affronte au nationalisme, au populisme, aux démagogies ».

« En période de crise c'est rarement, malheureusement, l'intelligence qui l'emporte. C'est souvent la démagogie ».

Le  Développement Durable est un concept d'économie sociale de marché  valide. C'est avec celui-là que l'on peut se représenter vers quel modèle de société nous devons aller....On a derrière cela des modèles financiers, économiques, sociaux, environnementaux qui donnent aux générations futures une vision à long terme et pas une vision politique à court terme ».

 

 Jean Lassalle :

« Quel chemin parcouru depuis deux ans... !!! Maintenant il nous faut montrer ce que nous savons faire...maintenant nous devons travailler ».

«  Nous devons porter ensemble notre idéal. Nous savons combien les temps qui nous attendent sont difficiles. A nous de montrer ce que nous sommes capables de proposer et ce que nous savons faire. Pour être différents et susciter l'adhésion, il nous faut avant tout donner l'exemple ».

«  Il nous faut reprendre la main et ces périls qui nous menacent aujourd'hui, s'effaceront demain comme d'autres s'effacèrent en d'autres temps. Il y a là un travail à mener au niveau du village, de la ville, du pays tout entier, de l'Europe et du monde ...L'humanité à 10 ans devant elle pour déterminer son sort. Ou elle réussira la plus fantastique mutation...et nous aurons un monde réconcilié et harmonieux, ou elle n'y parviendra pas et ce sera la troisième guerre mondiale.

Et bien ce sera le triomphe de l'intelligence, de l'humain dans son nouveau rendez-vous avec l'humanité, avec son cœur, avec ses tripes, son goût de la vie, sa volonté d'agir pour notre terre...

Nous allons construire ensemble et rouvrir toutes grandes les portes de l'espérance ».

  Corinne Lepage :

«  Nous n'avons pas pu et pas su éviter et anticiper la crise. Au moins nous avons le devoir et le pouvoir de la rendre salutaire en nous attaquant aux racines du mal ».

« C'est l'enjeu qui est devant nous...nous pouvons tous ensemble au MODEM nous attaquer de manière très sérieuse...dans une liste à la Prévert à :

         - Aux paradis fiscaux, parachutes dorés, bonus délirants, corruptions à tous les niveaux, trafics d'influence, mélanges des genres. Ces trous noirs peuvent être sérieusement mis à mal grâce à la crise financière....

         - Aux Lobbies qui s'opposent à ce que de  véritables réformes soient engagées.

         - A la dictature du court terme qui à gelé toute gouvernance mondiale et toute capacité d'avancer. Les intérêts individuels des pays européens ont empêché la construction d'une Europe politique. Cette Europe peut se concrétiser du fait de la crise.

         - A la finance qui n'a pas servi à ce pourquoi elle est faite c'est-à-dire à financer l'économie réelle... et s'est transformée en casino pour quelques uns ».

                         Il faut montrer qu'une autre société est possible.

                                 - Réorienter notre économie vers une industrie du XXIème siècle, 

-S'attaquer aux inégalités 

-Sortir de la société  du gaspillage et du déchet.

« Je suis fière et heureuse d'être au sein de ce mouvement avec les commissions qui se sont mise à  travailler....pour  réfléchir, pour proposer, pour faire en sorte que ce mouvement permette...d'offrir  aux  français un projet durable, désirable, juste et adapté à notre temps ».

 

Marielle De Sarnez :

Maintenant il faut avancer.

           -Europe : «  Si nous voulons vraiment réformer le système financier mondial, cela ne se fera que si l'Europe décide de peser et d'exister.

Il est urgent que l'Europe se dote d'instruments nouveaux :

«  Créer une commission bancaire Européenne, une Autorité Européenne des Marchés, un Régulateur Européen pour pouvoir discuter avec l'Américain, de Nouvelles Normes Comptables, des agences de notation européenne car les 3  qui existent sont Américaines ».

            - lutter contre les paradis fiscaux ...   et avoir une gouvernance économique Européenne.                                                                                                                              

             -Il faut un vrai plan de soutien à l'économie.

C'est la crise d'un système. 

Nous avons besoin d'un autre modèle avec l'être humain au centre.

Nous avons besoin d'une nouvelle fiscalité, il faut changer la fiscalité en créant des impôts internationaux sur des transactions monétaires internationales...

Il faut repenser le rôle de l'Etat.

Aujourd'hui l'argent c'est la réussite, pour nous la réussite c'est l'immatériel. »

 

 

 

Discours de clôture de François BAYROU

F.Bayrou constate la cohérence et la complémentarité entre toutes les interventions de la matinée et en conclut que le MODEM n'est pas une création mais une révélation. S'il sait s'affirmer avec force, les français vont le rejoindre ce qui va changer la face des choses.

 

Il y a au sein de nos sociétés, une attente de quelque chose qui dépasse le matériel, le mécanique, le financier, le consumériste.

 

Nous vivons un moment historique, un moment qui se vit tous les cent ans.

F. Bayrou ne croit pas à la refondation du capitalisme :

 

L'Etat ne peut pas se substituer à l'homme. François Bayrou fait un  parallèle entre la chute du système soviétique il y a vingt ans et la crise du capitalisme depuis un an. Il insiste sur l'échec du postulat fondamental qui animait les deux systèmes : marxiste et capitaliste  L'idée fondamentale était que la somme des intérêts particuliers faisait l'intérêt général. Cela s'est révélé faux.

François Bayrou ne croit plus à la refondation du capitalisme ni à la refondation du socialisme.

 

Le capitalisme n'est pas un modèle de société, car c'est à peu près le contraire de ce que nous pensons car nous ne mettons pas en premier l'argent mais l'être humain.

 

Et c'est pourquoi nous n'adhérons pas au capitalisme mais à l'humanisme.

 

Notre projet est humaniste et différent d'un projet capitaliste et d'un projet socialiste.

 

 

Il y a dans la société des choses qui n'appartiennent pas au système marchand,

il ne faut pas voir que le profit, si l'on obéit au profit, seules les grandes agglomérations se développent, le reste du pays se désertifie.

Pour la réforme des lycées, attention au découpage... dans le système éducatif... il ne faut pas s'attaquer à ce qui marche (nous avons par exemple une excellente école maternelle).

 

François Bayrou combat le travail du dimanche afin qu'il y ait un jour sur sept où la déesse consommation puisse être ramenée à sa juste place, qui ne doit pas être la première : un jour pour le verbe être et pas pour le verbe avoir.

 

Le secteur marchand doit obéir à un certain nombre de règles : « c'est la liberté qui opprime et la loi qui affranchit ».

 

Décider que le financement du RSA repose sur une majorité de français, sauf sur les riches est une erreur... Il faut offrir deux emplois sans charges dans les entreprises, c'est une des solutions au chômage.

 

Enfin on a besoin de l'Europe à condition qu'elle puisse exister. Notre tâche préalablement à la campagne est de réconcilier l'action européenne avec l'action nationale. L'Europe est à la nation ce que la famille est à l'individu. .

Il faut reconnaître la diversité de chacun, reconnaître les identités nationales, les diversités. Nous devons accepter l'idée qu'il y a des choses que nous ne pouvons pas faire ensemble, soutenir et rechercher des solutions ensemble :

 

croissance

définition des impératifs de transports, 

normes d'isolation

régulation imposée aux banques (Zone Euro)

plan d'aide aux pays les plus pauvres

 

 

Il n'y aura pas d'Europe durable si l'on ne considère pas les autres pays égaux.

Pour la séparation des pouvoirs, la démocratie, nous avons des leçons à recevoir de l'Allemagne. Nous espérons des corrections de trajectoire...

 

 

François Bayrou insiste sur la nécessité du combat européen. « Nous avons à assumer la plénitude de l'héritage de ceux qui ont formé et fondé l'Europe telle qu'elle est aujourd'hui et nous avons  à les dépasser. Nous avons à nous comporter à notre tour non pas en héritiers, mais en fondateurs, c'est  à dire en femmes et hommes décidés à assumer l'idéal qui est le seul capable d'inspirer les fondations et, en même temps de décrire dans la réalité, dans le concret, ce que cet idéal doit apporter aux citoyens que nous sommes tous.

 

Et en conclusion : « Je suis très fier que, dans toutes les régions, des listes indépendantes du Mouvement Démocrate nous permettent de rencontrer les Français, de les persuader, de les convaincre et de les entraîner. Et je suis sûr qu'à partir de cela, nous n'allons pas vivre un rendez-vous électoral mais ce que nous avions toujours voulu et depuis longtemps pour notre pays et pour nos concitoyens, pour l'ensemble des pays européens, à savoir un choix de destin .

 

Je vous remercie ».

 

 

 

 

 

ANNEXE

 

Amendements aux statuts votés le 26/10/2008 à la conférence nationale

 

 

Amendement 1

 

L'article 15 est modifié pour tenir compte de la présidence départementale collégiale. Elle est composée du Président du Mouvement départemental et de ses vice-présidents.

 

Amendement 2

 

L'article 10 « discipline » est complété pour le rendre plus clair dans son interprétation.

« Les sanctions sont prononcées dans le cadre d'une procédure contradictoire, selon les modalités du règlement intérieur national ».

Le comité de consultation et de contrôle... précise la durée de la suspension.

Les possibilités d'appel devant le conseil national ont été supprimées.

 

Amendement 3

 

Modification de l'article 21 : ce n'est plus la conférence nationale qui a pouvoir de modifier les statuts mais le bureau exécutif national à la majorité des trois quarts après avis du conseil national ou de la conférence nationale. 

 

Les modifications seront d'application immédiate en attendant leur confirmation par décision de la majorité simple du Congrès.

 

Par MoDem Cantal - Publié dans : Compte rendu
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